L'écu rouge à deux léopards jaunes tournant la tête de face, blasonné de gueules à deux léopards* d'or l'un sur l'autre est l'emblème héraldique de la Normandie continentale. Dans les îles Anglo-Normandes, les deux bailliages de Jersey et de Guernesey qui constituent la Normandie insulaire portent un blason à trois léopards, comme celui de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Lequel des deux blasons est le plus ancien demeure un sujet de polémique et de recherche historique pour certains. Pourtant le blason à 3 lions léopardés est le plus ancien et le seul authentique, c'est le triplement du dragon scandinave qui est à son origine, quand au blason à 2 lions-léopardés c'est aussi une usurpation française de Septembre 1465 à Novembre 1469, du roi Louis XI faisant fit de la trinité odhinnique, et qui n'eut que 4 années éphémères d'existence.
Henri II Plantagenêt aurait porté comme comte d'Anjou un long bouclier bleu chargé sans doute de 8 lionceaux d'or (comme on peut encore l'admirer au Mans sur la plaque funéraire de son père Geoffroy Plantagenêt) puis les aurait réduits à deux lions, la taille des boucliers s'étant raccourcie. Le premier sceau de son troisième fils Richard Cœur de Lion ainsi que des témoignages contemporains attestent qu'il fit d'abord usage d'un écu à un seul lion. De retour en Angleterre en 1194, il adopta un nouveau sceau à trois lions/léopards posés l'un sur l'autre. L'une des hypothèses est que Richard aurait introduit le troisième léopard tiré du blason de sa mère Aliénor d'Aquitaine. Les ducs d'Aquitaine n'ayant qu'un seul léopard. Toutefois, on ne connaît pas de représentation héraldique à deux léopards avant Richard autre que l'écu de son frère Jean sans Terre comme comte de Mortain avant son accession au trône. Lorsque la Normandie continentale est devenue française, Philippe Auguste a importé l'héraldique royale, tandis que le duché de Normandie insulaire (îles Anglo-Normandes) a conservé le blason à trois léopards, emblème familial que les Plantagenêts n'avaient aucune raison de modifier. Il est à remarquer que les armes du Danemark et de la ville de Stuttgart, ont 3 lions-léopardés en référence à la trinité, qui ne doivent rien aux Plantagenêt, alors pourquoi toujours faire références à ceux-ci, d'autant plus qu'à l'origine Richard Cœur de Lion (avant 1195, avait 2 lions affrontés, donc différent du blason que généralement on nous présente comme étant le siens, lions qui succédèrent au dragon de Guillaume le Conquérant, Richard par ailleurs, portait indifféremment des lions ou des dragons, selon le témoignage oculaire du chroniqueur Geoffroy Vinsalf/Vinsauf, et il est fort probable que sont blason changea par influence de celui de la Normandie, lui même copié sur celui des Danois).
Parmi les ducs de Normandie issus des Capétiens, donc Français et lors non reconnus par les Normands Jean le Bon porta les armes des Valois (de France ancien à la bordure de gueules), et son fils Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois porta un écartelé de Valois et de Viennois. Au XIVe siècle, les armoriaux présentent déjà l'écu à deux léopards d'or pour la Normandie. Mais il a fallu attendre 1465 pour voir officiellement apparaître les deux léopards dans les armes d'un duc de Normandie, avec Charles de France, jusqu'en 1466. Nanti du titre de duc de Normandie de 1785 à 1789, le fils de Louis XVI a, quant à lui, porté un écartelé de France et de Normandie à deux léopards. Notons que Robert d'Alençon, comte du Perche (+1371) semble avoir parti ses armes d'Alençon ancien brisé d'un châtelet et de Normandie à deux léopards.
* Léopard est le nom que les héraldistes continentaux donnent au lion passant de profil mais dont le tête est tournée vers le spectateur. Une légende plaisante fait de cet animal fantastique (sans aucun rapport avec le léopard des zoologues) le bâtard d'une lionne et d'un pard, qui est le mâle de la panthère (elle-même genre de dragon crachant du feu). Il convenait donc aux Capétiens de se moquer des Plantagenêts et de leurs léopards « bâtards », que les Anglais décrivent bien sûr comme des lions et les Normands plus familiers comme des « p'tits cats ».
L'écu rouge à deux léopards jaunes tournant la tête de face, blasonné de gueules à deux léopards* d'or l'un sur l'autre est l'emblème héraldique de la Normandie continentale. Dans les îles Anglo-Normandes, les deux bailliages de Jersey et de Guernesey qui constituent la Normandie insulaire portent un blason à trois léopards, comme celui de Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie. Lequel des deux blasons est le plus ancien demeure un sujet de polémique et de recherche historique pour certains. Pourtant le blason à 3 lions léopardés est le plus ancien et le seul authentique, c'est le triplement du dragon scandinave qui est à son origine, quand au blason à 2 lions-léopardés c'est aussi une usurpation française de Septembre 1465 à Novembre 1469, du roi Louis XI faisant fit de la trinité odhinnique, et qui n'eut que 4 années éphémères d'existence.
Henri II Plantagenêt aurait porté comme comte d'Anjou un long bouclier bleu chargé sans doute de 8 lionceaux d'or (comme on peut encore l'admirer au Mans sur la plaque funéraire de son père Geoffroy Plantagenêt) puis les aurait réduits à deux lions, la taille des boucliers s'étant raccourcie. Le premier sceau de son troisième fils Richard Cœur de Lion ainsi que des témoignages contemporains attestent qu'il fit d'abord usage d'un écu à un seul lion. De retour en Angleterre en 1194, il adopta un nouveau sceau à trois lions/léopards posés l'un sur l'autre. L'une des hypothèses est que Richard aurait introduit le troisième léopard tiré du blason de sa mère Aliénor d'Aquitaine. Les ducs d'Aquitaine n'ayant qu'un seul léopard. Toutefois, on ne connaît pas de représentation héraldique à deux léopards avant Richard autre que l'écu de son frère Jean sans Terre comme comte de Mortain avant son accession au trône. Lorsque la Normandie continentale est devenue française, Philippe Auguste a importé l'héraldique royale, tandis que le duché de Normandie insulaire (îles Anglo-Normandes) a conservé le blason à trois léopards, emblème familial que les Plantagenêts n'avaient aucune raison de modifier. Il est à remarquer que les armes du Danemark et de la ville de Stuttgart, ont 3 lions-léopardés en référence à la trinité, qui ne doivent rien aux Plantagenêt, alors pourquoi toujours faire références à ceux-ci, d'autant plus qu'à l'origine Richard Cœur de Lion (avant 1195, avait 2 lions affrontés, donc différent du blason que généralement on nous présente comme étant le siens, lions qui succédèrent au dragon de Guillaume le Conquérant, Richard par ailleurs, portait indifféremment des lions ou des dragons, selon le témoignage oculaire du chroniqueur Geoffroy Vinsalf/Vinsauf, et il est fort probable que sont blason changea par influence de celui de la Normandie, lui même copié sur celui des Danois).
Parmi les ducs de Normandie issus des Capétiens, donc Français et lors non reconnus par les Normands Jean le Bon porta les armes des Valois (de France ancien à la bordure de gueules), et son fils Charles, duc de Normandie et dauphin de Viennois porta un écartelé de Valois et de Viennois. Au XIVe siècle, les armoriaux présentent déjà l'écu à deux léopards d'or pour la Normandie. Mais il a fallu attendre 1465 pour voir officiellement apparaître les deux léopards dans les armes d'un duc de Normandie, avec Charles de France, jusqu'en 1466. Nanti du titre de duc de Normandie de 1785 à 1789, le fils de Louis XVI a, quant à lui, porté un écartelé de France et de Normandie à deux léopards. Notons que Robert d'Alençon, comte du Perche (+1371) semble avoir parti ses armes d'Alençon ancien brisé d'un châtelet et de Normandie à deux léopards.
* Léopard est le nom que les héraldistes continentaux donnent au lion passant de profil mais dont le tête est tournée vers le spectateur. Une légende plaisante fait de cet animal fantastique (sans aucun rapport avec le léopard des zoologues) le bâtard d'une lionne et d'un pard, qui est le mâle de la panthère (elle-même genre de dragon crachant du feu). Il convenait donc aux Capétiens de se moquer des Plantagenêts et de leurs léopards « bâtards », que les Anglais décrivent bien sûr comme des lions et les Normands plus familiers comme des « p'tits cats ». |